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  • : Elise Ribet
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  • : Femme
  • : 30/06/1987
  • : Une année à Dublin, ça nécessitait un blog consacré à "l'aventure" des 9 mois d'Erasmus. On verra bien si Romain Duris n'est qu'un sâle menteur ! ( Pour ceux qui n'ont pas la référence cinématographique ... je ne peux plus rien faire pour vous.) N'oubliez pas de laisser un commentaire sur les articles ... ou tout simplement pour donner de vos nouvelles.
Mercredi 27 février 2008
Quand la France nous manque, ça donne ça : un repas des plus clichés, comme on en ferait jamais quand on est là-bas, mais qu’ici on apprécie plus que tout.
Mathilde nous a ramené du saucisson et du fromage lors de son dernier retour à la patrie, ô précieux cadeau que j’ai sublimé de ma contribution avec un Chardonnay du Chili (oui oui c’est bon et presque semblable au vrai vin de chez nous !) et du pain « Cuisine de France », seul substitut valable de la baguette, qui se défend relativement bien je dois l’avouer.
Et là, un moment de paradis nous a été offert : saucissonner en papotant, tomber dans le cercle vicieux pain/fromage/vin, vin/fromage, fromage/vin, pain/fromage etc. Il reste toujours un peu de l’un des trois, suffisamment pour que ça justifie de reprendre du reste. 
  

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Oui, notre pays nous manque, mais ... Car il y a un mais.
Quand j’apprends que Canal Plus lance des poursuites judiciaires contre moi pour un maudit décodeur que je leur ai pourtant restitué, quand j’apprends qu’Alice (wouhou !) me relance pour que je leur rende un modem dont j’ai oublié l’existence alors que j’ai résilié il y a plus d’un an … là je me dis que je suis bien ici.
Je préviens d’ores et déjà, à mon retour je donnerai plus que jamais dans le discours du « quel pays de glandeurs, tous des incompétents, ils font chier ces assistés ». Je sais que ça fait café du commerce/ bar PMU comme speech mais que voulez-vous … l’efficacité et le libéralisme assumé de l’Irlande me plaisent. J’aime faire du shopping le Dimanche sans qu’on me parle d’exploitation des travailleurs, j’aime pouvoir partir avec le bus le moins cher car la concurrence est hors de prix sans devoir me mettre à râler sur un foutu monopole des transports et une totale absence de choix. J’aime ne pas faire la queue à la poste, j’aime ne pas avoir à m’excuser d’être une cliente en face de caissières aimables et serviables pour changer.

Je lis les titres du Monde de temps à autre … Grèves des cheminots, scandale sur telle ou telle syllabe prononcée par Sarkozy, pouvoir d’achat, chômage … toujours les même sujets, toujours les même problèmes. J’ai parfois l’impression que c’est le journal d’il y a un an, qu’ils me le ressortent, qu’ils se sont trompés.
Et mon pays m’énerve, même à distance.
 
La France on l’aime, mais de loin … et pourtant on s’accorde pour dire qu’il n’y a qu’elle.
On n’a jamais été aussi patriote que depuis qu’on vit ici. Je me sens même lyonnaise pour la première fois depuis longtemps. Je suis un office du tourisme à moi toute seule et je convaincs toutes mes rencontres de venir me rendre visite dans mon pays quand ils le voudront. Mon visage s’illumine en pensant au métro parisien… et c’est beaucoup dire car habituellement ça serait plutôt l’inverse. En d’autres mots, la France c’est la merde mais on ne voudrait être né nulle part ailleurs …
Bon, cela n’empêche pas que je suis remontée contre le concept de l’abonnement dont on ne se débarrasse jamais totalement (que ce soit Canal ou internet). Et je ne parle pas des démarches avec ma banque. C’est sans fin, extrêmement peu pratique et inutilement long.
Bref, j’enrage mais je rêvasse, je critique mais j’aime, je suis un paradoxe à moi toute seule.
Typiquement français tout ça.
Par Elise Ribet
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Mardi 26 février 2008
On aime Dublin, c’est un fait. Mais on aime aussi en partir parfois … échapper au bruit et à la foule, à l’agitation du week-end et au chaos post-samedi soir (quoique le concept du calme « après » la tempête est valable ici le Dimanche matin : c’est désert !). C’est de cette envie de douceur et de calme qu’est venue l’idée d’une petite pause à Cork, entre amis, pour deux jours bien éprouvants de visite, de ballade, de rires et de fête. Grâce à mon grand sens de l’organisation et à ma tendance à me transformer en mono de colo/maman/guide touristique à chaque occasion, je me suis chargée des réservations et nous voila partis, Iwona, Mathilde, Sarah, Mathieu, Pierre et moi-même, pour une escapade qui restera dans les mémoires. 




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Passons sur les détails habituels d’un week-end passé en ma compagnie (perte de lentilles, bus plein et retard de notre départ, confusion dans les horaires… qui a dit que j’avais la poisse ?) et attardons nous sur le côté positif de ce petit séjour. Déjà, l’ambiance entre nous était très bonne ce qui permet toujours de bien vivre la « vie en collectivité ». Le côté colonie de vacances est comme à chaque fois sympa de toute façon : le bus, les longues discussions, le plat collectif du soir dans la marmite, la queue le matin à la douche… Tout ce qu’on adore, non ?! L’auberge était très agréable d’ailleurs, et pour un prix très convenable (je parle comme le Routard), bien qu’on ait eu droit au traditionnel ronfleur du dortoir. Les joies de la promiscuité ! Ça plus les sons de cloches et le bruit du vent : pas évident de dormir. Mais moi j’ai une tolérance sonore de compét’ avec la boîte qui fait boum-boum tous les soirs en bas de chez moi, plus rien ne me réveille.
Cork est une toute petite ville, paisible et calme … peut-être un peu trop quand on est habitué au bordel de la capitale. Oui, c’est paradoxal, on cherche à le fuir, mais on l’aime ce vacarme dublinois. Désormais ça me choque de voir les magasins fermés et les rues vides le Dimanche. Oh que le retour en France va être difficile ! 


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Nous avons fait comme il se doit le tour de la ville, de ses rues, églises, musées et pubs … La grande fierté de la région étant la Murphy’s (une de ces bières épaisses, amères et imbuvables) nous avons pu admirer à nouveau ce « culte de l’alcoolisme » irlandais. C’est fou de constater à quel point c’est une partie de leur culture. On ne PEUT pas contourner cet aspect. Prendre une pinte à 17h ça me parait normal maintenant. Je suis très très mal barrée … 


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Après nos folies nocturnes et un match de rugby lamentablement perdu par la France, nous avons consacré le Dimanche à Kinsale, un petit village à 30 km de Cork, sur la belle côte sud …
C’était bucolique et champêtre comme dirait l’autre. Les couleurs des maisons, le ciel capricieux alternant entre belles éclaircies et nuages, le port, la chaleur de ses pubs : tout évoquait ce que j’aime tant en Irlande. Il y a tellement de choses qui se dégagent de ces endroits qu’il faut le voir pour le comprendre. Quoiqu’il en soit une chose est bien dans ce pays : le moindre rayon de soleil est pour nous une bénédiction. Bien que ça ne soit pas si rare au final, ça a un effet totalement magique sur notre moral. Je n’aurais jamais autant apprécié le beau temps que depuis que je vis ici.


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Mais revenons-en à nos moutons (phrase de circonstance dans le pays des vertes prairies et vallées!). Après un bon petit Irish coffee (Bailey’s coffee en ce qui me concerne : c’est bien meilleur et ça tape moins dans la tête !), nous sommes rentrés à Cork pour un lunch tardif avant notre retour sur Dublin. La marche, le manque de sommeil, la chaleur de nos joues qui ont bien pris le soleil, le bruit du moteur qui nous berce : autant dire que le voyage en car a été silencieux et reposant. Impossible de dormir la nuit après par contre vu qu’on est tout perturbé dans son rythme de sommeil. Et dur dur de reprendre le cours des choses le lundi matin … Surtout que je suis rentrée malade (Mathilde m’a contaminée qu’elle le reconnaisse ou non !)
Mais ce week-end aura été parfait. On n’attend que de remettre ça bien sûr. Et ma carte de l’Irlande est loin d’être complétée. Très bientôt je me dirigerai vers le grand nord, son histoire, et sa splendeur : Belfast. Il me restera aussi le Connemara (cliché du touriste français qui ne connaît que ça), Galway, Limerick et tant d’autres endroits. L’Irlande est un très petit pays, tout se fait en bus et assez rapidement, il n’y a que 4 millions d’habitants et très honnêtement dire que tout le monde se connaît n’est pas exagéré. Mais notre belle île recèle de nombreuses merveilles. L’idéal serait de prendre la voiture et de partir en road trip le long des côtes, s’arrêtant à chaque falaise pour admirer le spectacle, mais ça impliquerait d’avoir son permis, chose qui n’arrivera probablement jamais … Et puis ces Irlandais conduisent du mauvais côté, même s’ils vous assureront de l’inverse. Tout est à l’envers, tout est sans dessus dessous et incohérent dans ce pays et je crois que c’est pour ça que je l’adore et qu’il continue à me surprendre.


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Par Elise Ribet
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Dimanche 13 janvier 2008
Il est temps de vous présenter à tous le lieu qui occupe la plupart de mes journées, LE campus de Trinity College, unique en son genre ! C’est un peu le Pudlard d’Harry Potter en plein centre ville : bâtiments historiques, squelette de dinosaure dans le hall du bâtiment d’histoire, le Dinning Hall et sa décoration digne d’un musée avec tous ces grands hommes qui nous regardent manger du haut de leur toiles … Bref, tout respire la poésie et la culture là-bas.  

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Trinity est d’ailleurs un passage obligatoire pour les touristes de Dublin, avec le fameux Book of Kells et la Old Library. Cet endroit est formidable … même si malheureusement on n’y a pas accès pour consulter des ouvrages. La Long Room c’est un peu l’incarnation de la bibliothèque de rêve avec des livres à perte de vue, des vieilles échelles en bois, les bustes des grands noms de la culture anglo-saxonne …
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Mais la vie sur le campus, c’est aussi et surtout les locaux qu’on utilise vraiment. On quitte la partie musée pour entrer dans la vie quotidienne de l’étudiant dublinois. Je passe sur la cafétéria, la bibliothèque (d’une taille impressionnante, de quoi s’y perdre !), les amphis etc. Rien de bien plus extraordinaire que partout ailleurs.
Ce qui vaut la peine d’être mentionné, ce sont plutôt les particularités de ce campus. Pour commencer, le Sports Centre, à accès gratuit et illimité pour les étudiants : tout beau, tout neuf, avec une salle de gym toute équipée, une piscine, un sauna, une « steam room » (traduction du hammam, je suppose), un mur d’escalade … Il est possible de prendre des cours d’à peu près n’importe quel sport, et de profiter à volonté de tout cet équipement. J’y passe beaucoup de temps, surtout depuis que j’en ai pris la résolution pour 2008. Et puis le sport, c’est bien connu, ça dope, ça rend heureux, ça détend et ça permet de lutter contre la morosité de la météo irlandaise ! 

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La richesse de la vie sur le campus vient aussi de tous ces petits évènements qui ponctuent le calendrier universitaire … Les réceptions par exemple, organisées pour à peu près n’importe quelle occasion, c’est très irlandais comme tradition ! J’ai aussi assisté aux remises de diplômes où, comme dans un film, on voit des étudiants en robes avec leur chapeaux (le « costume » traditionnel du diplômé en un mot), étudiant(e)s qui galèrent aussi pour marcher en talons sur les pavés de Front Square. A ce sujet, j’ai pour ma part capitulé et adopté le Irish style : chaussures plates impératives … et on range les bottines au placard (sauf pour les sorties, quand même !).
 
En se baladant sur le campus on peut aussi admirer (et j’ai bien dit « admirer ») les matchs de rugby sur les grandes pelouses boueuses et labourées par tant d’effort. Ils sont tous suants et sales, mais bien sûr ça nous (me ?) plait quand même les rugbymen …
Il y a aussi les matchs de foot, de football gaélique aussi (concept spécial, à mi-chemin entre le rugby et le « soccer »), mais c’est nettement moins sexy à regarder.
Et après tout le monde se retrouve pour une bière au Pav’ (le bar de l’université … ce qui est assez inhabituel je trouve)
 
Errer sur le campus ça implique aussi une certaine solidarité pour les quelques courageux qui affrontent la tempête en rentrant ou en sortant … On est toujours en quête d’un endroit chaud, à l’abri … Oubliez vos parapluies, il y a trop de vent de toute façon. J’ai opté pour la capuche et le bonnet.
 
Je commence à connaître les lieux comme ma poche ! J’ai encore des tas de choses à découvrir ici pourtant … Comme la salle de musique, où paraît-il il y a un magnifique piano. Pourquoi n’y suis-je encore jamais allée ?
 

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Par Elise Ribet
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Dimanche 18 novembre 2007
 
Nouvelle vie oblige … j’ai désormais un nouveau « chez-moi ». Même si rien ne vaudra jamais la Rue Dagorno et mon petit nid douillet parisien, je dois avouer que j’ai dégotté une perle ! Dans cette jungle de l’immobilier dublinois, je n’ai même pas dû batailler. Presque trop simple pour être vrai … et pourtant.
 
58 Middle Abbey Street. Notez déjà la classe du nom ! Comment ça « je suis capable de dire que tout sonne bien en anglais ??? » Maiiis non … Rhmm rhmm.
L’immeuble est situé entre un restaurant chinois (mon rêve devenu réalité …) et une boite de nuit (idem !). Je me suis dis initialement que c’était le paradis : satisfaire ma passion pour les nems à tout moment, aller dans un club sans se soucier de comment rentrer à pied avec des talons de 10 cm sous la pluie à 4h du matin … Mais l’odeur des poubelles dans l’immeuble et les fumeurs qui stationnent devant la boîte et crient à tue-tête pendant que j’essaie de dormir : c’est moins sympa ! Mais on s’habitue à tout, et le buffet à volonté pour 9 euros, ça reste alléchant ! 


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Ma chambre est relativement grande. Mon lit est super-king size, ce qui signifie en gros qu’il est beaucoup trop grand et qu’il occupe tout l’espace vital de ma chambrette. Mais on ne va pas se plaindre, il y a pire dans la vie que de « vivre » sur son lit. Oui, car c’est multi-emploi : table, bureau, chaise, corbeille à linge sale, placard et accessoirement lit, le tout réuni en un seul et même objet. Moi j’adore le concept. 
En dehors de ça j’ai aussi une armoire qui fait office de placard, de penderie, de dépotoir. En gros, tout ce que j’ai va à l’intérieur. J’avoue que parfois le rangement du placard n’est pas optimal … mais au moins la chambre est intacte.


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J’ai bien sûr personnalisé et décoré mon havre de paix à ma façon. Qui a dit « du violet, du violet et du violet » ??? Bon, j’avoue. Mais il y a aussi du rouge, du rose … Tout de suite on se sent mieux chez soi. J’ai aussi consacré un mur entier aux gens que j’aime … Si c’est pas mignon ! Vous pouvez chercher sur la photo, vous êtes certainement quelque part. Certes, on se sent un peu observé quand on entre dans la chambre. Tous ces yeux dirigés sur moi ! Mais en même temps dès que vous me manquez, je jette un coup d’œil et ça va mieux.

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Le seul « petit » inconvénient de ma chambre peut se résumer au manque d’isolation provenant tout particulièrement de la fissure qui parcourt l’un des carreaux de ma fenêtre. Conséquence : il fait un froid polaire si j’ai le malheur de ne pas allumer le chauffage ou de ne pas colmater la brèche par tous les moyens possibles. Autre problème : j’entends beugler les gens le soir jusqu’à tôt le matin … c’est surtout vrai le week-end, donc quand je sors ça ne me dérange pas outre mesure. Mais je pense surtout que je me suis habituée à tolérer un volume assez conséquent de hurlements d’ivrognes pendant mon sommeil.
A noter : j’ai aussi ma propre salle de bain, ma douche, mes toilettes, mon espace pour « ranger » (entasser) tout mon « bordel ». C’est assez appréciable. Je me serais mal vue faire la queue pour pouvoir prendre ma douche chaque matin!
 
Dans ce bel appartement, il y a aussi la chambre de mes deux colocataires, un grand salon, une cuisine toute équipée. C’est entre autre un vrai bonheur d’avoir un « vrai » four et pas une miniature spéciale « électroménager d’étudiants ». Je peux donc manger de la vraie nourriture, pas uniquement des pommes de terre, surtout depuis que j’ai fait la découverte du marché le moins cher de la terre, à deux minutes de chez moi (8 tomates pour 1 euro, qui dit mieux ?). Je n’ai pas non plus à faire mes lessives à l’université comme certains le font. Bref, le bonheur quoi. La présence de la télé n’est pas négligeable ! En plus elle a des vertus pédagogiques, car tout est évidemment en anglais … et ça tient bien compagnie, surtout pendant les repas. 


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Quant à mes colocs, elles sont adorables. Nika, 26 ans est japonaise (et non pas chinoise comme je le pensais initialement), elle travaille dans un café et a donc des horaires assez particuliers. Elle nous ramène de la bouffe en quantité industrielle … ça paraît séduisant comme ça mais c’est surtout 1) une tentation quotidienne contre laquelle il faut lutter, 2) une aubaine dont on se lasse assez rapidement … Xaira, l’espagnole, a 25 ans, elle travaille dans une entreprise. Je ne sais trop quel job de bureau. Elle fait de très bons cakes pommes/abricots. L’une comme l’autre sont très ouvertes, serviables, aimables, sans être non plus envahissantes. Chacune vit sa vie, ce qui ne nous empêche pas de cohabiter et de très bien s’entendre. En un mot : la situation idéale …


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Je termine par des petites autophotos car le blog d'Elise ne serait pas ce qu'il est sans LA tradition de l'autophoto (ça y est elle déraille, elle parle d'elle à la troisième personne). Et comme ça vous pouvez  jugez par vous même si l'Irlande me change ou pas ...
 
To be followed …
 
 
Par Elise Ribet
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Dimanche 11 novembre 2007
L’activité reprend sur mon blog dublinois !
Je commence par quelques photos et quelques mots au sujet de mon week-end à Killarney.


Pour vous situer, c’est une petite ville sur la côte sud-ouest de l’Irlande, un endroit où les gens parlent plus le gaélique que l’anglais … un endroit où l’on comprend pourquoi l’Irlande est connue pour ses prairies verdoyantes, ses falaises et sa météo capricieuse …

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Je suis donc partie pour trois jours là-bas, avec l’association des étudiants internationaux, la DUISS, dont je fais partie. On était un groupe d’une cinquantaine, ambiance très « colonie de vacances » . Ça m’a rappelé mes jeunes années (je parle comme si j’étais centenaire !). 







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Après 6 looongues heures de bus à travers la  campagne irlandaise, sur des routes d’une qualité douteuse, avec un chauffeur un peu « aventurier » , nous sommes arrivés dans notre auberge de jeunesse. Pendant les trois jours passés là-bas, nous avons visité Dingle, petite ville charmante qui je crois détient le record du nombre de pubs au mètre carré. On a aussi admiré la côte, les plages, les falaises et l’océan déchaîné, ainsi que le parc national de Killarney, un château sans grand intérêt, des lacs, des forêts. Bref : en un mot l’Irlande typique et profonde. 


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Nous avons aussi fait étape dans un pub, lieu privilégié de la vie sociale ! Je me suis retrouvée à danser avec des irlandais sur de la musique celtique. Un peu répétitif mais après une ou deux pintes de cidre, ça passe bien. On se découvre même un talent pour les danses traditionnelles ! Oui, soit dit en passant, je bois du cidre. Très bon compromis : la bière et la Guiness c’est 1) pas bon 2) définitivement impossible à digérer 3) très très trèèès mauvais pour les hanches (ici on appelle ça le « bourlet irlandais »).


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Le reste du temps, nous l’avons globalement passé à faire la fête, à boire (décidément …), à jouer aux cartes … J’ai aussi pu  faire la démonstration de mes talents culinaires. On a organisé un concours de pâtes bolognaises entre deux groupes. J’étais désignée cuisto du premier groupe : on a non seulement terminé avant eux, mais en plus c’était incontestablement meilleur ! En plus de ça, j’ai fait le bonheur d’un chinois qui n’avait jamais mangé de pâtes de sa vie … Un grand moment !
Pour résumer, c’était un week-end très sympa et l’occasion de rencontrer pas mal de monde. C’était mignon à notre arrivée sur Dublin, plus personne ne voulait se quitter.
C’est le grand avantage d’être un étudiant étranger, on peut réellement participer à des tas d’événements qui nous permettent de découvrir le pays et de faire des connaissances. Tout ça grâce à ce qu’on appelle les « societies », qui sont en fait des associations étudiantes. Mais ça change de Sciences Po où chaque organisation a toujours un pseudo but politique, caritatif, ou « philosophique » … c’est d’un ennui ! Non, ici en Irlande, on crée des clubs qui n’ont d’autres intentions que de nous amuser ! Et c’est tant mieux. Ça m’a même inspiré un projet : j’aimerais former une association quand je serai de retour à Sciences Po, pour réunir tous les étudiants en échange et organiser des voyages, des sorties, des diffusions de films … des tas de choses rien que pour eux quoi! Et en plus c'est beau sur le CV ce genre d'initiatives ...
Voilà, c’est tout pour le moment …  
Par Elise Ribet
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Dimanche 30 septembre 2007

Quelques nouvelles fraîches en cette fin de semaine pluvieuse sur Dublin.
Suite à un succès foudroyant dans ma recherche d'appart (puisque j'ai trouvé l'apparente perle rare en seulement 2 jours), je suis rentrée quelques jours sur Paris, profiter de l'air de mon pays natal. Réussi : il a plu sans cesse ! Il fait presque plus beau ici. J'ai aussi pu découvrir l'introuvable aéroport de Beauvais, ses 4 portes d'embarquement et ses deux magasins duty free. Petit mais sympa. La navette, par contre, c'est moins le bonheur : 1h40 pour atteindre Paris et la Porte Maillot, d'où il faut encore pouvoir repartir ! Bref : on comprend pourquoi Roissy CDG reste attractif.
     De retour sur Dublin, je me prépare donc pour ma première vraie semaine à Trinity; la Freshers' week : réunions d'informations, rencontres, cocktails de bienvenue, visites, inscriptions ... je ne vais pas avoir le temps de m'ennuyer. Au programme aussi : mon emménagement , mercredi prochain, et la découverte de la vie avec mes deux colocataires, une espagnole et une chinoise de 26 et 25 ans. 
    Hier soir j'ai aussi vécu ma 1ère virée nocturne dublinoise, avec un pote de Sciences Po, dans les rues et les pubs animés en ce week-end. Dublin le samedi soir ça donne à peu près ça : des tas de filles ultra vulgaires, à moitié nues alors qu'il fait 10°C, maquillées comme des camions volés; des tonnes de touristes et de dublinois ivres mort dans la rue; de la musique à fond, subtile mélange entre rock dans un pub et musique celtique dans celui d'en face ... En un mot, ça vaut le détour ! Ma première pinte de Guiness est bien passée, en une heure certes, mais tout le monde n'est pas alcoolique de naissance comme les irlandais ! J'ai aussi découvert, avec étonnement, inquiétude mais aussi intérêt, qu'il y a deux boîtes de nuit dans ma rue. Chose qu'on ne peut déceler en visitant de jour. Ce qui est rassurant c'est que ces endroits sont toujours 1) insonnorisés 2) ouverts seulement en fin de semaine. D'autant plus qu'à Dublin, l'heure de fermeture des boîtes ne dépasse pas 2h du matin ( c'est des couches-tôt ces Irish !).  En plus, les deux boîtes sont apparemment les plus "branchés, trendy, huppées" de la ville ... donc ça devrait éloigner les gens glauques et/ou bruyants. 
     Quoi qu'il en soit , on verra bien comment tout cela se déroule. Mon appartement a quand même l'avantage d'être à 5 minutes à pied de mon université, en plein centre de Dublin. J'ai ma propre chambre, un lit double, ma salle de bain particulière, toutes les commodités (je commence à parler comme une annonce immobilère) ... pour un prix excessif, mais dans les normes dublinoises apparemment. 

Voilà, c'est tout pour le moment ! Mais il y a encore beaucoup à venir : photos de mes soirées, de mes rencontres, de mes colocs, de mon petit nid douillet ... et bien sûr des nuits dublinoises pour illustrer ma description !

NB : Notez la classe du titre ... petite référence historique et clin d'oeil à tous ceux qui m'ont un jour dit :
"Dublin? En Allemagne ?" . Ahahah je charie !

Par Elise Ribet
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Dimanche 23 septembre 2007

Vendredi 21 Septembre, 22h30 heure locale , mon avion atterrit à Dublin. C'est le début de ce qui s'annonce comme une grande aventure.  Dès mon arrivée, je rentre dans le bain : Yann, mon contact sur place qui accepte très gentiement de m'héberger en attendant que je trouve un logement décent, m'emmène au "pub", pour fêter la victoire des Français au rugby, et marquer mon premier soir dans la ville  ...
Après un premier contact étrange avec des amis irlandais à lui qui se traumatisent quand on leur fait la bise ( oui j'assume le côté "cliché de la française qui débarque") , je me fais peu à peu à l'ambiance. Couchée à 3h, extenuée, je pense alors que la vie irlandaise s'annonce festive !


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Dès le lendemain, je m'attelle à la lourde tâche de la recherche d'appartement. Tout passe surtout par internet, mais comme dans beaucoup d'autres villes, il faut être rapide, réactif et ultra-motivé. La chance compte aussi. Mais globalement, il ne faut pas hésiter à prendre son téléphone et à harceler les personnes qui laissent des annonces intéressantes. Pour résumer, je serai satisfaite si je parviens à louer une chambre seule ( sans la partager avec une polonaise, un chinois et deux bréziliens) , en colocation, pas trop loin du centre ville ... pour la modique somme de "beauuucoup trop d'euros". Ou plus précisément, pour l'équivalent d'un grand studio bien placé à Paris. Pourquoi est-ce que Dublin est une ville tellement hors de prix ??? Le boom économique ne justifie pas tout. 

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La journée de Dimanche était consacrée aux premières découvertes ... J'ai donc enfilé ma petite tenue de "parisienne jusqu'au bout des doigts" (bottines, jean foncé, veste grise, sautoir, cheveux ondulés ... normal quoi !!!) . Et me voilà partie le long des quais de la Liffey, sous un ciel assez clément en fin de compte. J'ai du ramené le beau temps de Paris car en 3 jours j'ai à peine eu quelques goutellettes de pluie.
Dublin c'est finalement assez petit : on peut traverser la ville en 40 minutes à pied. Mais ça a son charme , anglo-saxon certes ... mais quand même agréable. Si on aime la brique et les couleurs des pubs qui se suivent tous les 100 mètres, on est heureux !
L'avantage de Dublin, c'est l'animation constante. Même le dimanche, tous les magasins sont ouverts, les rues pleines de monde. J'ai pu constaté avec plaisir et soulagement que je ne serai pas trop dépaysée en terme de shopping. Même si les "stores" regorgent de vêtements de poufs vulgaires (l'irish style quoi), quelques exceptions vallent le détour. Comme j'aime le dire, rien ne vaut un peu de lèche-vitrines pour se sentir chez soi !



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J'avais rendez-vous dans l'après-midi avec un gars de Sciences Po qui est aussi en échange à Dublin. Nous nous sommes retrouvés devant Trinity College, mon nouveau repère, là où je vais passer le plus clair de mon temps, entre mes cours, le travail en bibliothèque, le lunch sur l'herbe avec mes futurs friends ...
J'ai donc pu visiter les locaux de mon université, véritable manoir digne d'Harry Potter, en plein centre-ville. C'est très joli et "chargé d'histoire" comme on dit. Les grands arbres, les pelouses, les bâtiments , le clocher central : des endroits qui vont vite devenir familiers.

Quoi qu'il en soit , la ville me plaît. Et je pense que la parcourir de nuit rend la chose d'autant plus excitante ! La suite au prochain épisode donc, avec une première semaine qui s'annonce chargée avec l'épreuve de force de la recherche d'appartement. Comme à mon habitude, je relativise : on passe tous plus ou moins par là un jour ... il faut expérimenter son lot de galères, se retrouver un peu seul et paumé dans un endroit inconnu . Après de tels moments, je pense qu'on peut tout vivre. Ca forge le caractère comme on dit ! 
A très bientôt chers lecteurs ... pour de nouvelles aventures dublinoises. 

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Par Elise Ribet
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